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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 12:31

      Dans la série des "Cité-Sommeil" en très grand format (voir la rubrique "dessins, expositions" et particulièrement ici et ), Robert Bichet vient d'achever une nouvelle création.

 

     Il l'a nommée "Cité-Sommeil aux images multiples", et comme d'habitude a commenté largement sa composition au revers du tableau : non seulement il y détaille ses intentions et différents aspects du contenu, mais en plus il y expose les circonstances qui ont amené son apparition (particulièrement les musiques et chansons écoutées lors de son élaboration).

 

       Voici le tableau dans son ensemble  :

Un nouveau tableau

      Voici maintenant différents secteurs du tableau, que vous verrez plus sombres en bas où l'on trouve des étages d'arbres commençant à pousser et quelques escaliers ou petites maisons de style méditerranéen très claires - et plus pâles vers le haut, où les "buildings" se tendent de plus en plus comme des doigts vers l'infini ; tandis que cette lumière éclatante faite de jaune et d'orangé - une lumière d'or en somme - baigne le tout.

    Je regrette seulement la qualité médiocre de mon cliché qui, saisissant le tableau légèrement incliné, ne le rend pas toujours net.

Bas gauche du dessin

Bas gauche du dessin

Bas droit du dessin

Bas droit du dessin

Milieu gauche du dessin (1)

Milieu gauche du dessin (1)

Milieu gauche (dessus) : le "cercle enchanté"

Milieu gauche (dessus) : le "cercle enchanté"

Partie droite en face

Partie droite en face

Haut droit du dessin

Haut droit du dessin

Haut du dessin

Haut du dessin

     Quand je parlais de "lumière d'or", comment ne pas songer au titre "Cité-Sommeil", et lire également "la Lumière dort" ?!

 

      Il émane de ce tableau (comme des autres du même type) une paix profonde qui s'exprime par la solidité de la structure (pierres, troncs) comme par sa transparence (les escaliers,les maisons blanches qui sont autant d'échappées mystérieuses vers un "ailleurs" déjà présent).

 

      Ici ou là (comme juste ci-dessus, au bas du "haut du dessin"), on aperçoit la pointe d'un navire en partance, de petits chalutiers qui sont comme autant de résolutions dans un espace tranquille, autant de flèches tendues, de téléscopes visant l'infini. Dans la partie "milieu gauche dessus" que j'ai intitulé "le cercle enchanté", vous en avez une quantité, des ces petits bateaux obstinés en route pour la pêche du matin, et qui courent derrière des arbres, des pierres et des maisons à l'ombre de hauts castels mélancoliques aux ruines complices.

     Et sous ce prétexte de mouvement le temps semble arrêté, n'existe pas. D'ailleurs parfois on ne sait plus si l'on voit un bateau ou simplement le tronc d'un arbre qu'un pan de mur a dissimulé de biais...

      C'est dans cette partie centrale gauche aussi que vous découvrez sur les apparentes tours austères de château de petites maisons cachées... Il y a comme un clin d'oeil d'enfant farceur qui se serait caché derrière un rideau ; et les tours figurant en haut du tableau s'estompent dans le rêve, avec en suspens la question de tous les possibles... Ce sont des galaxies en attente de formation, des terres vierges !

 

        Il me reste à vous montrer le commentaire principal figurant au dos du tableau, en haut :

Un nouveau tableau

    On y retrouve le nez pointé du bateau en partance - suivi de quelques points d'orgue... Auquel s'ajoute en bas le soleil accompagné d'oiseaux (sept exactement) qui est si important mais semble cette fois absent du dessin (à moins qu'il ne m'ait échappé ?)...

 

" Ces bateaux... Ces bateaux... ...
Tous ces bateaux qui partent... ... ...
Tous ces instants de rêves, d'arrêts, de flamboiements,
Ces oiseaux-papillons,
Ces Eternels Départs ............

Toutes ces Maisons-soleil,
Citadelles... Minarets... Cathédrales...  ................... "

 

 

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Publié par Martine Maillard - dans Dessin - expositions
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commentaires

Guyard Daniele 08/03/2017 10:13

bonjour je ne suis pas une fan de l'art astrait, mais je reconnais que dans ces tableaux, l'imagination peut s'envoler, et créer qq. chose ,en plus avec les belles couleurs...
felicitations

Martine Maillard 08/03/2017 10:19

Chez Robert ce n'est pas abstrait ! C'est réellement ce qu'il voyait avec ses yeux d'enfant !

gazou 10/02/2016 20:38

c'est un artiste complet..J'aime ce qu'il dit de l'art...merci de nous le faire connaître

Martine Maillard 10/02/2016 21:52

Merci Gazou !

François 08/02/2016 10:31

Ravi de cette nouvelle création.

Martine Maillard 08/02/2016 10:50

Merci de ta visite, François. Bises !

alain bosquet 07/02/2016 22:35

Encore une très belle œuvre !

Martine Maillard 07/02/2016 22:44

Merci Alain, bonne nuit !

jamadrou 07/02/2016 21:45

Je pense à la Cité radieuse à Nantes
Le Corbusier et ses utopies...1953 1955 et depuis n'a t elle pas de radieux que son appartenance aux monuments historiques?

Martine Maillard 07/02/2016 22:44

Je ne connais pas cette cité (Robert non plus d'ailleurs)... Mais il y a peut-être un point commun en effet ?...

Sabine 07/02/2016 15:57

J'ai eu envie de sauter dans un petit bateau, son bois sentait le rire des saisons ....
En chemin, j'ai vu plein de petits poissons mais je n'ai pas eu la moindre envie de les pêcher. Je n'avais pas faim ou, du moins, j'avais faim d'autre chose, immatériel et parfaitement invisible, et cela me nourrissait à foison !

Un oiseau se posa sur mon épaule ....
Il me confia que c'était lui qui avait prêté sa plume d'or au peintre......Sabine

Martine Maillard 07/02/2016 19:20

Merci Sabine, de ce passage ensoleillé qui parsème le tableau de ton rire !

Profil

  • Martine Maillard
  • "C'est quand on est enfant qu'on emmagasine dans son cœur les choses les plus importantes de la vie" , dit souvent Robert Bichet.    

Je souhaite vous faire partager ici son enthousiasme et ses passions.
  • "C'est quand on est enfant qu'on emmagasine dans son cœur les choses les plus importantes de la vie" , dit souvent Robert Bichet. Je souhaite vous faire partager ici son enthousiasme et ses passions.

Présentation

Né en 1947, Robert Bichet reçut d'abord  une formation de musicien au Conservatoire National de Région de Tours en hautbois puis en écriture. Simultanément il publia deux recueils de poèmes sur la Région de Tours et commença à peindre sous l'influence de Pierre Dupas.

            Arrivé à Paris en 1970, il suivit durant deux années le stage de formation organisé par le Groupe de Recherches Musicales de Radio France et le Conservatoire National Supérieur de Paris, puis reçut une formation universitaire à la Faculté de Paris VIII où il fut admis au grade de licencié dans les départements de Musique et d'Arts Plastiques. 

          Tandis que deux nouveaux recueils de poèmes voyaient le jour, il s'initia à la gravure et commença à développer une technique d'encres soufflées. Par ailleurs ses relations avec de multiples amis instrumentistes enrichit sa connaissance des divers instruments et lui permit d'envisager une écriture musicale basée sur des masses sonores où apparaissent en relief des solistes dont tous les moyens sont mis en valeur. Cette exigence de recherche instrumentale lui valut une édition musicale à compte d'éditeur (chez Henri Lemoine) de son "Désert II" pour hautbois.

          Après avoir enseigné dans divers collèges de la Région Parisienne et avoir réussi à y insuffler un élan vers l'expression musicale contemporaine, il fut nommé en 1981 directeur du Conservatoire Municipal de Musique d'Issoudun (Indre), où conjointement à ses activités d'administrateur il développa largement sa peinture,  sa poésie et sa musique, par des créations originales spécialement conçues  pour ses élèves, ou même pour les enfants des écoles, appelés à participer.

        Retraité depuis 2007 il poursuit ardemment par des cours, des conférences, des animations, des concerts et des expositions, le but qu'il s'est fixé :  amener chacun à éveiller le poète qui sommeille en lui, en prenant conscience que tout être humain est un créateur.       

L'Art vient d'ailleurs, il est sacré.

L'artiste n'est qu'un transmetteur capable de s'émerveiller.

Quels que soient sa race, son sexe, son âge, sa condition sociale, tout être humain a la possibilité de dire ou de penser : "c'est beau... ... ... "

C'est à cet instant qu'il devient poète.

S'il s'autorise à créer envers et contre tous, il devient alors artiste, nourri par l'énergie d'une force intérieure qui le dépasse et qui le guide.

Robert Bichet

Citations

« L'artiste doit aimer la vie et montrer qu'elle est belle. »

Anatole France

 

« Nous, nous voulons être les poètes de notre vie. » 

Frédéric Nietzsche

Un Reportage Vidéo

Bibliographie

POÉSIE

- Expansion d'amour

(Editions J.F.P.F., 1967) épuisé.

- Triptyque :

  . Expansion d'amour
 . Altitudes

  . Douze paraboles pour une jeune fille

(Editions José Millas-Martin, 1970) épuisé.

- De la fenêtre

(Editions Saint-Germain des Prés, 1971) épuisé.

- De la fenêtre

(Editions José Millas-Martin, 1972).

- Mes saisons de Bracieux

   Poèmes pour eux

   Poèmes venus d'ailleurs

(Editions Saint-Germain des Prés, 1973) épuisé

- Parcours secret derrière Orion

(Editions François Villon, 1997)

- Là-bas sont tous les rêves

(Editions Caractères, 2009)

 

MUSIQUE

- Désert II     pour hautbois

Extrait de "Du Fond du Gouffre", durée 7'

(Editions Henry Lemoine, 1986).

- Parcours secret derrière Orion      pour 7 saxophones

(5 saxophones alto mi b, 1 saxophone ténor si b et 1 saxophone baryton mi b), durée 20'

(Editions Van de Velde, 2002).