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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:19
Dessin de Robert Bichet pour accompagner son annonce annuelle.

Dessin de Robert Bichet pour accompagner son annonce annuelle.

    Cette année, Robert Bichet commencera dès novembre en nous conduisant sous le lumineux Ciel d'Italie (mardi 13 novembre prochain). Donnant une place de choix à Respighi et Dallapiccola, il évoquera aussi d'autres compositeurs récents dont le nombre et les noms ne sont pas encore fixés (Nono, Berio, Scelsi sans doute).

     Ensuite, il abordera en janvier la trop oubliée en France Lili Boulanger (mardi 22 janvier 2019) à qui cependant les étrangers anglophones accordent le plus grand intérêt, et dont nous fêtions le centenaire de la mort prématurée début 2018 (même année que Debussy).

      Il terminera en avril avec l'univers de Jean-Louis Florentz (mardi 30 avril 2019), une belle découverte pour lui, qu'il tient à faire partager avec son enthousiasme habituel.

 

       Ci-dessous le récapitulatif de ces conférences consacrées à la musique du 20e siècle, gratuites et accessibles à tous sans aucune connaissance musicale nécessaire, et qui ont lieu de 18h à 20h dans l'auditorium de la Boîte à Musique d'Issoudun (Indre), illustrées de nombreux fragments musicaux enregistrés et diffusés par Bruno Robin, technicien du son.

 

Nouvelles conférences - cycle 2018-2019

    Et Robert de conclure :

" La musique du 20e siècle, encore injustement trop souvent méconnue, n'offre pas forcément le visage sec, aride ou rebutant qu'on lui porte parfois. Bien au contraire, une grande quantité d’œuvres riches, profondes et délicates vous invitent au voyage. C'est de ce répertoire que je vous parlerai avec simplicité durant ces trois conférences consacrées à l'écoute."

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 17:14

 

       Robert Bichet consacrera sa prochaine conférence (20 mars 2018) à Louis Durey (1888-1979). 

       En effet, après avoir évoqué plusieurs fois ce musicien un peu délaissé (notamment lorsqu'il aborda le "Groupe des Six"), il ressent de plus en plus le désir de nous le faire découvrir.

          Effacé derrière ses camarades du fameux Groupe animé par Jean Cocteau (Francis Poulenc, Darius Milhaud, Georges Auric, Arthur Honegger et Germaine Tailleferre) qui étaient tous spécialistes de la composition alors qu'il n'était lui-même que partiellement formé (malgré quelques cours à la Schola Cantorum, il était plutôt autodidacte), Louis Durey fait cependant preuve d'une belle sensibilité et d'une personnalité qui n'ont pu manquer d'émouvoir notre conférencier, avant tout poète et aimant sortir des sentiers battus.

      

Les Six autour de Jean Cocteau- Louis Durey est à droite

Les Six autour de Jean Cocteau- Louis Durey est à droite

 

        Il faut pourtant remarquer que c'est sur l'impulsion de ce passionné des arts que ce groupe s'est peu à peu constitué à partir de 1917, avec au tout début la présence d'Éric Satie, autre remarquable autodidacte original.

       Très lié avec les poètes et peintres d'avant-garde comme Apollinaire, Éluard, Picasso ou Braque, Durey composa beaucoup de mélodies ou d’œuvres adaptant des textes poétiques (ainsi ces "Éloges" pour quatuor vocal et orchestre sur un texte de Saint-John-Perse) ; mais on lui doit également des cantates, des pièces pour piano ou pour petit ensemble, et divers mouvements symphoniques - 116 numéros d'opus au total.

       Critique musical dans les années 20, puis pour le compte du journal l'Humanité, musicologue attaché à faire redécouvrir certains compositeurs de la Renaissance (tels Clément Jannequin ou Roland de Lassus), il fut aussi remarqué pour son engagement auprès du parti communiste dès 1930 puis son action dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale, à l'instar de ses amis poètes surréalistes (comme Louis Aragon).

 

       Voici en illustration musicale, une sonatine pour flûte et piano accompagnée de toiles d'Odilon Redon (1840-1916).

      

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 17:59


    Instrument de prédilection du compositeur Olivier Messiaen (dont la belle-soeur, Jeanne Loriod, était ondiste et qui en comptera des spécialistes parmi ses élèves de composition, tel Tristan Murail), ce clavier aux sonorités merveilleuses a également fasciné Robert Bichet qui n'a pas  hésité à l'utiliser fréquemment dans sa propre musique.

Image montrant le clavier et ses trois diffuseurs, empruntée à Wikipedia.

Image montrant le clavier et ses trois diffuseurs, empruntée à Wikipedia.

         La description explicative que l'on en trouve sur le site "musicologie.org" est assez éclairante pour que je me permette de vous la retranscrire ici telle quelle.

 

    Instrument électronique à clavier, dont le principe de fonctionnement est l'exploitation des différences de fréquences émises par des générateurs. C'est un instrument monodique qui est pourvu d'un vibrato très sensible et conçu à l'origine sur la mise en vibration électrique de trois sources : des cordes tendues, un gong et des ressorts.

    Inventé par Maurice Martenot (1898-1980), qui présenta son invention au public en 1928, l'instrument est popularisé par sa soeur Ginette. On en fait usage à l'orchestre, et des compositeurs comme Honegger, Milhaud, Messiaen lui ont consacré des compositions. Il se présente sous l'aspect d'un clavier de 6 octaves — immédiatement transposables à 7 permettant une grande virtuosité, alors que le jeu à la bague est de caractère vocal et autorise tous les micro-intervalles.

      Cet instrument peut produire des sonorités extraordinaires et des timbres très variés.

 

 

       En voici un exemple trouvé sur le net.

 

     Cette vidéo présente l'intérêt de montrer de façon visuelle comment on utilise cet instrument, et en même temps de façon auditive quelles sont toutes les sonorités que l'on peut en tirer.

   À l'entendre, on comprend qu'il ait pu séduire des musiciens en quête d'atmosphères étranges, et c'est ainsi qu'il fut utilisé dans la chanson (par Jacques Brel ou Léo Ferré notamment dans les années 50), mais aussi dans la musique de film (par exemple dans Le Docteur Jivago, musique de Maurice Jarre). Mais Messiaen sut aussi en faire l'instrument des anges, et en tirer une musique céleste dans son Opéra Saint-François d'Assise (voir cet article).

       En observant le jeu de l'interprète, on peut voir que le clavier s'utilise un peu comme celui d'un orgue ou d'un synthétiseur, selon un mode qui rend des sons flûtés principalement et avec seulement la main droite ; de la main gauche, on active les différents diffuseurs dont certains donneront des sonorités plus particulières, notamment le diffuseur "palme" (cette sorte de harpe) qui émet des sons plus vibrants et émouvants. On remarque que le clavier peut être déplacé ou légèrement ébranlé pour moduler le son, et surtout qu'un petit anneau glissant sur un fil permet d'obtenir un glissando aussi suave et envoûtant que celui que produisait la scie musicale .

      Bien sûr d'autres instruments électroniques ont bientôt détrôné celui-ci, qui cependant conservera toujours cette qualité essentielle de pouvoir figurer dans l'orchestre et être joué en direct, contrairement aux synthés et autres systèmes plus récents qui réclament studios et ordinateurs.

Affiche de présentation de la conférence

     C'est des différents usages faits de l'Onde Martenot par les compositeurs du 20e siècle que Robert Bichet entretiendra ses auditeurs ce mardi 16 janvier prochain, avec l'aide comme toujours de Bruno Robin pour la diffusion d'exemples musicaux.

      Cette conférence aura lieu comme à l'accoutumée à la Boîte à Musique d'Issoudun, à partir de 18h et pour finir au plus tard à 20h.

 

 

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 18:04

 

 

       Comme annoncé précédemment, le cycle de conférences débutera cette année le mardi 14 novembre prochain avec la présentation de Charles Koechlin, ce compositeur peu connu qui a pourtant tant écrit, sous forme d’œuvres musicales comme sous forme de traités et ouvrages pédagogiques divers (voir ici).

       À cheval sur le XIXe et le XXe siècle, puisque né en 1867 et mort en 1950, il fait partie de cette génération post-parnassienne qui demeure fidèle à un style contemplatif, derrière Camille Saint-Saëns et Gabriel Fauré (dont il fut l'élève comme Florent Schmitt et Paul Le Flem) ou derrière César Franck (comme Guy Ropartz et Vincent d'Indy) et regorge en musiciens d'une sensibilité très personnelle et souvent poétique.

        Ayant longuement vécu, il a également une importante production, variée d'autant plus qu'il a souvent repris certaines de ses œuvres de chambre pour en modifier la couleur instrumentale - sans doute par le jeu des commandes de conservatoires.

 

     Je laisse à Robert Bichet le soin délicat de vous faire pénétrer dans ce que l'on pourrait appeler la jungle de sa création, en soulignant malicieusement que son œuvre la plus célèbre est une série d'illustrations musicales du "Livre de la Jungle" de Rudyard Kipling.

        Quant à moi je me contenterai de vous faire partager, à titre de présentation, cette très belle "Méditation de Purun-Baghat" qui m'a permis de le découvrir - avec enthousiasme.

 

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 20:05
Ondes Martenot

Ondes Martenot

 

    La dernière conférence du cycle précédent, qui avait lieu en mai, ayant été quelque peu boudée, le nouveau cycle n'en contiendra que trois, respectivement en novembre 2017, janvier et mars 2018. Elles auront lieu comme toujours à l'auditorium de la Boîte à musique d'Issoudun, le mardi soir de 18h à 20h .

 

       Le cycle débutera par un hommage au prolifique et talentueux Charles Koechlin (1867-1950) - qui s'est rendu célèbre particulièrement par son illustration musicale du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling - le

14 novembre 2017 

 

       Ensuite Robert reviendra sur la présence dans la musique du 20e siècle d'un de ses instruments de prédilection : l'Onde Martenot, que l'on découvre chez beaucoup de compositeurs autres que Messiaen son principal utilisateur - tels Honegger, Jolivet, Landowski, Koechlin justement... - mais qui sera aussi utilisée dans l'accompagnement de chansons, comme chez Jacques Brel et Léo Ferré. Et ce sera le

16 janvier 2018 

 

        Enfin il consacrera une conférence complète au trop oublié Louis Durey, tendre musicien un peu éclipsé par ses compagnons du groupe des Six, le

20 mars 2018 

 

 

Présentation du Cycle de Conférences par Robert Bichet

Présentation du Cycle de Conférences par Robert Bichet

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 20:25

   

       Pour sa dernière conférence du cycle 2016/2017, Robert Bichet a choisi de faire découvrir un musicien d'origine chinoise, naturalisé français en 1992 : Qigang Chen, né à Shanghai en 1951.

       D'abord impressionné par le fait qu'il ait été le dernier élève du grand maître Olivier Messiaen, Robert a été conquis, comme il l'avait déjà été avec le japonais Ryuichi Sakamoto, par cette culture asiatique si différente de la nôtre - si paisible, toute dans l'ouverture et toujours fraîche quoique infiniment plus ancienne.

       Comme Sakamoto, Qigang Chen a été sollicité pour composer des musiques de films, et il a su écrire dans tous les styles, tantôt imitant les impressionnistes, tantôt s'adressant au grand public, tout comme à la pointe de la création contemporaine, ou encore mettant en valeur les instruments traditionnels chinois.

 

 

         Vous trouverez plus de détails ici.

 

      Sur youtube, un certain nombre de ses oeuvres sont proposées à l'écoute, parmi lesquelles ce superbe concerto pour piano "Er Huang" dont la profondeur méditative et la tendresse font oublier qu'il est contemporain.

 

   

      Cependant, comment ne pas mentionner également le Concerto pour Violoncelle et orchestre intitulé "Reflet d'un temps disparu", qui sera ensuite transcrit pour un instrument traditionnel chinois, l'erhu ? Suivez-en ici l'enregistrement en concert, retransmis par une chaîne de télévision chinoise.

 

 

      Nommé directeur musical de la Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, Qigang Chen compose à cette intention les paroles et la musique de la chanson Toi et Moi (You and me, Wo he Ni), inspirée du thème "Un Monde, un Rêve" proposé pour ces Jeux, qui sera interprétée à cette occasion successivement en chinois puis en anglais par Liu Huan et Sarah Brightman.

 

        Cette conférence aura lieu comme toujours dans l'auditorium la Boîte à Musique, rue Georges Brassens à Issoudun, avec l'aide attentive et appréciée de Bruno Robin (ingénieur du son),

Mardi 16 mai de 18h à 19h30.

Affiche à télécharger si souhaité.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:40

   

     La date de la conférence sur Jacques Ibert approche, il est donc temps de vous en proposer l'affiche - qui va être prochainement diffusée en ville.

       Rappelons qu'elle aura lieu le

mardi 15 novembre 2016          à    

L'auditorium de La Boîte à Musique (Issoudun)

de 18h (précises) à 20h (parfois légèrement dépassées).

    Né en 1890 à Paris et décédé en 1962 en cette même ville, Jacques Ibert est un de ces compositeurs français méconnus, mais pourtant frais et généreux dans sa simplicité et son élégance.

    Lauréat du Prix de Rome en 1919 il a pourtant beaucoup écrit, et si nous pouvons l'associer à des poètes comme Paul Fort ou Francis Jammes pour l'inspiration de ses "Histoires" pour piano, bien connues des débutants avec "le Petit Âne Blanc", il offre un important répertoire pour l'orchestre, comprenant des symphonies, ouvertures, concertos et de nombreuses pièces libres, autant d’œuvres de musique de chambre, sans parler du répertoire foisonnant pour le piano, ce qui ne l'a pas empêché d'écrire des opéras, des ballets, de la musique pour orgue, des mélodies, ni surtout d'exceller dans la production de musiques de film ! (voir ici).

    Ce sont ses "Escales" pour orchestre que je vous proposerai pourtant d'écouter ici : cinq ports sur la méditerranée (deux en Italie, deux en Tunisie, et un en Espagne) pour des escales radieuses lors d"une croisière de rêve ! La première (Rome), une fois passé l'introduction, rappellera certainement des souvenirs à ceux qui, dans les années 80, écoutaient "Prélude à la Nuit" sur France 3... C'est une guirlande musicale, un éblouissement.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 18:27

 

         Cette année encore, le public réclame les conférences de Robert Bichet !

 

     En accord comme toujours avec L'université du Temps Libre, et accueilli à la Boîte à Musique d'Issoudun où Bruno Robin, technicien du son, l'assiste avec complicité et professionnalisme pour la diffusion des extraits musicaux, il nous offre cette année un panel d'une grande fraîcheur,  qui inclut par exemple l'univers des oiseaux tout comme un tout jeune compositeur chinois... 

      Mais voyez plutôt :

 

  • Mardi 15 novembre 2016         L'univers musical de Jacques Ibert
  • Mardi 17  janvier      2017         L'oiseau dans la musique du XXe siècle
  • Mardi 21   mars         2017         L'univers musical de Leoš Janáček
  • Mardi 16   mai           2017         L'univers musical de Qigang Chen
Dessin composé par Robert Bichet pour son programme

Dessin composé par Robert Bichet pour son programme

 

     Voici qui promet bien du bonheur, car si nous débutons rapidement - juste après les vacances de Toussaint, comme de coutume -  avec le délicieux Jacques Ibert, bien connu des jeunes pianistes pour son "Petit Âne Blanc" mais aussi connu de certains mélomanes des années 80 car un extrait de ses "Escales" pour orchestre servait d'indicatif à l'émission de télévision "Prélude à la Nuit", nous allons plonger dans l'univers des oiseaux, si inspirants pour les musiciens, puis explorer la musique d'Europe Centrale avec Leoš Janáček,  auteur du merveilleux conte musical "La petite Renarde rusée" (d'après le roman Liška Bystrouška de Rudolf Těsnohlídek), et enfin finir avec une découverte toute fraîche : le jeune compositeur d'origine chinoise mais naturalisé français Qigang Chen.

    Né en 1951, dernier élève d'Olivier Messiaen mais ayant également travaillé avec d'autres professeurs dont le tendre Jacques Castérède il offre une oeuvre déjà vaste dont le caractère contemplatif étonne autant qu'il ravit.

      En témoigne ce concerto pour piano présent sur youtube comme beaucoup de ses créations. 

      Au plaisir de l'écouter magnifiquement interprété s'ajoute celui de le voir dirigé par une jeune femme - chinoise comme tous les exécutants de ce concert.

 

    Pour terminer, citons la phrase que Robert Bichet a ajoutée sous son programme :

 

"  La musique du XXe siècle, encore injustement trop souvent méconnu, n'offre pas forcément le visage sec, aride ou rebutant qu'on lui porte parfois. Bien au contraire, une grande quantité d'oeuvres riches, profondes et délicates vousinvitent au voyage. C'est de ce répertoire que je vous parlerai avec simplicité durant ces quatre conférences consacrées à l'écoute. "

 

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:32

    Comme annoncé dans le cycle de conférences 2015-2016, Robert Bichet terminait ce cycle hier avec une présentation du musicien finlandais Esa-Pekka Salonen né en 1958 à Helsinki (1), surtout connu dans le monde entier en tant que chef d'orchestre et pourtant de plus en plus célèbre dans l'univers musical pour son oeuvre empreinte de fougue et de clarté.

      J'ai omis d'en faire l'annonce, m'en remettant aux affiches généreusement distribuées à Issoudun et dans ses environs.

 

Esa-Pekka Salonen

      Mais après la merveilleuse soirée que nous a offert Robert, je me dois aujourd'hui d'en parler - même très modestement.

     Esa-Pekka Salonen avait la vocation d'écrire de la musique, mais après des études sérieuses à l'Académie Sibelius d'Helsinki auprès notamment d'Einojuhani Rautavaara, il s'aperçut qu'aucun chef d'orchestre ne se lançait à jouer ses oeuvres, pas plus que celles de ses camarades (comme la talentueuse Kaija Saariaho). Il décida donc courageusement d'étudier lui-même la direction d'orchestre pour pouvoir s'acquitter de cette tâche.

     Ce fut à la fois une impulsion merveilleuse du destin, et pour lui une très lourde charge : en effet, tandis qu'il se révélait peu à peu  comme l'un des plus grands chefs actuels - tant pour sa direction claire et expressive que pour son contact exceptionnel avec les musiciens d'orchestre -, il souffrit longtemps d'être devenu un otage de son travail et de ne plus trouver le temps d'écrire.

     Heureusement peu à peu il put nous offrir des oeuvres qui pétillent de vie, de passion autant qu'elles résonnent d'une profondeur intense, à l'image de leur créateur. Propulsé sur la scène internationale par LA variation, il s'est montré bien plus attachant encore avec des oeuvres comme son concerto pour piano (2007), son concerto pour violon (2009), puis étonnant et charmeur avec Hélix (2005), une oeuvre originale pour sa recherche d'une forme en spirale par laquelle Robert avait choisi d'accueilir son public, comme avec Wing on wing (2004) que Robert réserva pour clore son discours. Ici le compositeur adjoint à l'orchestre et aux voix représentant des sirènes ("Wing on wing" évoque la mer et signifierait en français "toutes voiles dehors", ou "à voiles déployées") le son abyssal et impressionnant d'un petit poisson de Californie, le Plainfin Midshipman (écoutez le son ici).  En lien comme ci-dessous vous n'avez hélas qu'un extrait qui omet le passage du poisson, l'oeuvre originale se déployant sur 27 minutes avec notamment aussi l'enregistrement de la voix de l'architecte du Walt Disney Concert Hall de Los Angeles pour l'inauguration duquel l'oeuvre avait été commandée, Frank O. Gehry (voir ici le détail en descendant la page, dans la seconde partie).

Wing on wing, extrait.

     Mais c'est après la conférence que nous eûmes la plus belle surprise.

    Un ami d'Esa-Pekka Salonen se trouvait dans la salle, en la personne d'un résident de l'Abbaye de La Prée (près d'Issoudun), le jeune compositeur Richard Dubugnon (ici son site perso), qui vint féliciter Robert de sa prestation, l'assurant qu'il n'avait pas trahi le message complexe et foisonnant de cet auteur fascinant !

  

Richard Dubugnon, compositeur né en 1968 à Lausanne

Richard Dubugnon, compositeur né en 1968 à Lausanne

  Ce nous fut l'occasion de découvrir un autre représentant talentueux ô combien de la musique contemporaine... En effet la plupart de ses oeuvres sont audibles sur youtube, comme celles de Salonen ; et vraiment, quel bonheur d'avoir ainsi accès à ce monde nouveau et si riche de la jeune création qui, enfin débarrassée de l'empreinte intellectualiste de la fin du 20e siècle, renoue avec le foisonnement orchestral de nos chers Ravel, Prokofiev, Bartok ou Messiaen !! 

    Pour ceux qui le souhaitent, découvrez ici le début de son concerto pour violon et orchestre...

 

_________________________________________

 

(1) - voir également ici sa page wikipedia en anglais, et son site personnel.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:00

 

     Mardi 12 janvier 2016 de 18h à 20h, dans l'auditorium de la Boîte à Musique d'Issoudun, aura lieu la prochaine conférence donnée par Robert Bichet dans le Cadre de l'Université du Temps Libre.

      Robert a toujours eu un faible pour les compositeurs japonais du XXe siècle, marqués par le renouveau de la musique française parce que venus faire leurs classes de composition à Paris, comme Toru Takemitsu (1930-1996), Toshiro Mayutsumi (1929-1997), ou Teizo Matsumura (1929-2007) - ce dernier étant également un poète et n'ayant pas étudié à Paris mais auprès d'un ancien élève de notre célèbre Conservatoire, Tomojiro Ikenouchi  (1906-1991).

    C'est pourquoi, ayant épuisé déjà beaucoup de sujets concernant la musique du XXe siècle, il nous conduit pour sa prochaine conférence vers le Japon.

     L'attachement de ces musiciens au souvenir de Debussy (le plus "japonais" de nos compositeurs si j'ose dire, par son côté "impressionniste") l'a motivé en même temps qu'il s'est passsionné pour les racines spirituelles de ce pays, qui en imprègnent l'expression artistique.

   

Ambiance Debussyste à travers la flûte et le thème de l'eau chez le grand Takemitsu, à quoi s'ajoutent un modernisme d'écriture rempli de poésie.

         A cette occasion, Robert n'a pu éviter de faire la rencontre de Ryuichi Sakamoto (né en 1952), justement célèbre pour avoir illustré musicalement de grands films comme Little Buddha ou The Last Emperor pour lequel il a d'ailleurs obtenu l'Oscar de la meilleure musique.

   Il abordera donc avec enthousiasme ce talentueux représentant d'une nouvelle génération, tournée vers une musique du coeur s'alimentant à tous les grands styles classiques.   

Une version de la musique du Dernier Empereur, interprétée en trio par le compositeur au piano, avec un violoncelliste et une violoniste dont les noms ne sont pas communiqués.

        Vous trouverez ci-dessous, comme d'habitude, le PDF de l'affiche correspondante, qui vous rappelle également les autres rendez-vous de l'année.

     

Pour éviter de quitter cette page, faites un clic droit et "ouvrir dans un nouvel onglet". Le nouvel over-blog est devenu hélas une machine bornée.

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Profil

  • Martine Maillard
  • "C'est quand on est enfant qu'on emmagasine dans son cœur les choses les plus importantes de la vie" , dit souvent Robert Bichet.    

Je souhaite vous faire partager ici son enthousiasme et ses passions.
  • "C'est quand on est enfant qu'on emmagasine dans son cœur les choses les plus importantes de la vie" , dit souvent Robert Bichet. Je souhaite vous faire partager ici son enthousiasme et ses passions.

Présentation

Né en 1947, Robert Bichet reçut d'abord  une formation de musicien au Conservatoire National de Région de Tours en hautbois puis en écriture. Simultanément il publia deux recueils de poèmes sur la Région de Tours et commença à peindre sous l'influence de Pierre Dupas.

            Arrivé à Paris en 1970, il suivit durant deux années le stage de formation organisé par le Groupe de Recherches Musicales de Radio France et le Conservatoire National Supérieur de Paris, puis reçut une formation universitaire à la Faculté de Paris VIII où il fut admis au grade de licencié dans les départements de Musique et d'Arts Plastiques. 

          Tandis que deux nouveaux recueils de poèmes voyaient le jour, il s'initia à la gravure et commença à développer une technique d'encres soufflées. Par ailleurs ses relations avec de multiples amis instrumentistes enrichit sa connaissance des divers instruments et lui permit d'envisager une écriture musicale basée sur des masses sonores où apparaissent en relief des solistes dont tous les moyens sont mis en valeur. Cette exigence de recherche instrumentale lui valut une édition musicale à compte d'éditeur (chez Henri Lemoine) de son "Désert II" pour hautbois.

          Après avoir enseigné dans divers collèges de la Région Parisienne et avoir réussi à y insuffler un élan vers l'expression musicale contemporaine, il fut nommé en 1981 directeur du Conservatoire Municipal de Musique d'Issoudun (Indre), où conjointement à ses activités d'administrateur il développa largement sa peinture,  sa poésie et sa musique, par des créations originales spécialement conçues  pour ses élèves, ou même pour les enfants des écoles, appelés à participer.

        Retraité depuis 2007 il poursuit ardemment par des cours, des conférences, des animations, des concerts et des expositions, le but qu'il s'est fixé :  amener chacun à éveiller le poète qui sommeille en lui, en prenant conscience que tout être humain est un créateur.       

L'Art vient d'ailleurs, il est sacré.

L'artiste n'est qu'un transmetteur capable de s'émerveiller.

Quels que soient sa race, son sexe, son âge, sa condition sociale, tout être humain a la possibilité de dire ou de penser : "c'est beau... ... ... "

C'est à cet instant qu'il devient poète.

S'il s'autorise à créer envers et contre tous, il devient alors artiste, nourri par l'énergie d'une force intérieure qui le dépasse et qui le guide.

Robert Bichet

Citations

« L'artiste doit aimer la vie et montrer qu'elle est belle. »

Anatole France

 

« Nous, nous voulons être les poètes de notre vie. » 

Frédéric Nietzsche

Un Reportage Vidéo

Bibliographie

POÉSIE

- Expansion d'amour

(Editions J.F.P.F., 1967) épuisé.

- Triptyque :

  . Expansion d'amour
 . Altitudes

  . Douze paraboles pour une jeune fille

(Editions José Millas-Martin, 1970) épuisé.

- De la fenêtre

(Editions Saint-Germain des Prés, 1971) épuisé.

- De la fenêtre

(Editions José Millas-Martin, 1972).

- Mes saisons de Bracieux

   Poèmes pour eux

   Poèmes venus d'ailleurs

(Editions Saint-Germain des Prés, 1973) épuisé

- Parcours secret derrière Orion

(Editions François Villon, 1997)

- Là-bas sont tous les rêves

(Editions Caractères, 2009)

 

MUSIQUE

- Désert II     pour hautbois

Extrait de "Du Fond du Gouffre", durée 7'

(Editions Henry Lemoine, 1986).

- Parcours secret derrière Orion      pour 7 saxophones

(5 saxophones alto mi b, 1 saxophone ténor si b et 1 saxophone baryton mi b), durée 20'

(Editions Van de Velde, 2002).